La respiration abdominale : l’outil secret des orateurs confiants
Avez-vous déjà perdu la voix après une soirée de réseautage ou après avoir donné un webinaire de deux heures? Si ça vous est arrivé, il y a de bonnes chances que votre respiration soit en cause.
On parle souvent de vocabulaire, de structure du message et de langage non verbal. Pourtant, un autre élément demeure fondamental, si bien qu’on l’oublie presque : la respiration.
Pas d’air, pas de son!
C’est aussi simple que ça. La voix, ce n’est que de l’air qui passe à travers les cordes vocales. Donc, sans air, il n’y a pas de son. Et s’il n’y a pas assez d’air, la communication va en souffrir : la voix se fatigue, le débit s’emballe et les idées s’embrouillent.
C’est pourquoi faire des pauses régulières n’est pas un luxe ou un signe de faiblesse oratoire, mais une nécessité physiologique. Ces pauses permettent non seulement d’aérer et de découper le message, mais aussi, et surtout, de s’oxygéner.
Les trois types de respiration
Chez l’humain, on distingue trois grandes façons de respirer, et elles n’ont pas toutes la même incidence sur la communication.
La respiration claviculaire est la plus haute et la plus superficielle. Elle mobilise principalement le haut du thorax et les épaules. En situation de stress ou de nervosité, c’est souvent vers elle qu’on se réfugie instinctivement, ce qui tend à faire monter la voix et à réduire sa portée.
La respiration thoracique est un peu plus profonde. Elle engage la cage thoracique et est fréquemment utilisée lors d’efforts physiques intenses, comme le sport. Elle est plus efficace que la claviculaire, mais reste limitée pour la communication.
La respiration abdominale, enfin, est la plus efficace pour parler. Elle consiste à inspirer par le nez en laissant le ventre se gonfler, et non la poitrine. C’est elle qui permet d’accéder à toute la capacité pulmonaire et d’alimenter la voix de manière optimale.
Pourquoi la respiration abdominale change tout
Les bienfaits de la respiration abdominale vont bien au-delà du simple fait de « ne pas manquer d’air ». Voici comment elle influence directement votre communication :
Elle fait baisser les hormones du stress. L’adrénaline et la noradrénaline – ces hormones libérées en situation de pression – maintiennent le corps en état d’alerte. Une respiration abdominale profonde envoie un signal au système nerveux parasympathique pour contrer cet état et ramener le calme.
Elle oxygène mieux le cerveau, ce qui favorise la clarté d’esprit et améliore la capacité à structurer sa pensée, pour un discours plus fluide.
Elle favorise la détente des muscles de la mâchoire, ce qui améliore l’articulation et donne plus de « mordant » à la diction.
Elle donne une voix plus basse et plus posée, ce qui inspire confiance à l’interlocuteur et projette une impression de calme et de contrôle.
Un conseil que vous avez déjà reçu (sans le savoir)
La prochaine fois que quelqu’un vous dira « Calme-toi, respire par le nez », résistez à l’envie de vous braquer. Ce conseil, souvent lancé à la légère, est en réalité l’un des meilleurs qu’on puisse vous donner!
Inspirez. Laissez votre ventre se gonfler. Expirez lentement.
Ce simple geste active votre système nerveux parasympathique, abaisse vos hormones de stress, oxygène votre cerveau et détend votre mâchoire. Tout ça en quelques secondes! Vous reprenez le contrôle de votre voix et, donc, de votre communication.
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Avez-vous déjà perdu la voix après une soirée de réseautage ou après avoir donné un webinaire de deux heures? Si ça vous est arrivé, il y a de bonnes chances que votre respiration soit en cause.
On parle souvent de vocabulaire, de structure du message et de langage non verbal. Pourtant, un autre élément demeure fondamental, si bien qu’on l’oublie presque : la respiration.
Pas d’air, pas de son!
C’est aussi simple que ça. La voix, ce n’est que de l’air qui passe à travers les cordes vocales. Donc, sans air, il n’y a pas de son. Et s’il n’y a pas assez d’air, la communication va en souffrir : la voix se fatigue, le débit s’emballe et les idées s’embrouillent.
C’est pourquoi faire des pauses régulières n’est pas un luxe ou un signe de faiblesse oratoire, mais une nécessité physiologique. Ces pauses permettent non seulement d’aérer et de découper le message, mais aussi, et surtout, de s’oxygéner.
Les trois types de respiration
Chez l’humain, on distingue trois grandes façons de respirer, et elles n’ont pas toutes la même incidence sur la communication.
Pourquoi la respiration abdominale change tout
Les bienfaits de la respiration abdominale vont bien au-delà du simple fait de « ne pas manquer d’air ». Voici comment elle influence directement votre communication :
Un conseil que vous avez déjà reçu (sans le savoir)
La prochaine fois que quelqu’un vous dira « Calme-toi, respire par le nez », résistez à l’envie de vous braquer. Ce conseil, souvent lancé à la légère, est en réalité l’un des meilleurs qu’on puisse vous donner!
Inspirez. Laissez votre ventre se gonfler. Expirez lentement.
Ce simple geste active votre système nerveux parasympathique, abaisse vos hormones de stress, oxygène votre cerveau et détend votre mâchoire. Tout ça en quelques secondes! Vous reprenez le contrôle de votre voix et, donc, de votre communication.
Pour en savoir plus sur nos coachings en communication pour gens d’affaires.
Pierre-Jean Champoux
Réalisateur et coach en communication
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